Toulouse est la deuxième ville où l’on meurt le plus de la rue après Paris

En 2020, ce sont 535 personnes décédées de la rue, 29 rien qu’à Toulouse, ce qui fait de la ville rose la deuxième ville où l’on meurt le plus après Paris. Les chiffres n’indiquent que les décès signalés (et tous ne le sont pas!) à l’association Goutte de vie, qui recense les mort.e.s de la rue en Haute Garonne.

Pourtant une solution concrète & immédiate et existe : les pouvoirs locaux peuvent mettre en place la réquisition des logements vacants ! Alors qu’une trentaine de personnes décèdent de la rue, Toulouse compte 23 000 logements vacants et 240 000 mètres carrés de bureaux vides !!

La situation des personnes à la rue est de la compétence de l’État, ici de la préfecture de Haute Garonne. Préfecture qui laisse trainer les dossiers, tarde à reloger les personnes dans le besoin (remplissant pourtant toutes les conditions!), ne paye pas pour les préjudices causés …

Mais la volonté politique de la mairie peut aussi largement influencer l’état du sans abrisme :
➡️ par l’arrêté anti-bivouac que la mairie a signé, stigmatisant les sans abris et condamnant les associations qui leur apportent soutien et solidarité !
➡️ par le manque de production de logements sociaux : avec 2.281 logements locatifs sociaux réalisés en 2020 au lieu des 2.790 prévus (soit 81.8%) Toulouse Métropole n’a pas atteint ses objectifs de production de logement social !
➡️ par la politique de gentrification en vogue à Toulouse, chassant les pauvres du centre-ville pour faire de la place à des hôtels de luxe et appartements aux prix démesurés !

De nombreuses associations soutiennent et accompagnent les personnes sans logis en Haute Garonne, mais sans un travail de fond et une véritable volonté politique, celles-ci ne font que rafistoler les dégâts et constater tristement que les 29 mort.e.s de la rue auraient pu être évités.

Cliquez ici pour retrouver l’article de France 3 Occitanie : https://urlz.fr/fhRw

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