La Mairie de Toulouse et le CHU de Toulouse se prononcent pour l’expulsion du Centre Solidaire Abbé Pierre, ses habitant-e-s et le DAL31 de l’Hôpital La Grave !

Le procès en expulsion s’est tenu ce matin au Tribunal Administratif. Alors que la pandémie est toujours active et que la précarité s’étend, la municipalité et le CHU de Toulouse ont défendu l’expulsion du Centre Solidaire Abbé Pierre, ses habitant-e-s et le DAL31 de l’Hôpital La Grave. Pour y faire quoi ? Dégager la vue pour les résidences de luxe qui sont en train d’y être construites, l’hypocrisie et l’indécence n’ont jamais été aussi grande.
Le délibéré du jugement aura lieu le 20 avril avec surement une expulsion immédiate des habitant-e-s et des associations de La Grave. La mairie a demandé que le juge condamne les occupant-e-s a payer 500 euros par jour où ils continueront d’occuper les lieux.

Nous tenons à revenir sur les déclarations de l’avocat de la municipalité. La mairie aurait été bienveillante avec nous depuis des années alors que plusieurs procédures judiciaires de leur part ont été entamés, procès qu’ils ont perdu à plusieurs reprises. La « bienveillance » s’est également arrêté après la réélection de M. Moudenc alors qu’une convention de relogement était quasi-finalisé. Il ne manquait plus que la signature du maire. Après sa réélection, plus de nouvelles pendant des mois puis des versions contradictoires de la part de la municipalité. Au final, il n’y aurait plus d’argent pour reloger les associations qui viennent en soutien aux plus démunis.
L’avocat a également rejeté le soutien de plus de 120 associations au Centre Solidaire Abbé Pierre, ce lieu étant central depuis des années pour permettre des réunions dans un contexte de manque de locaux. La Mairie semble n’avoir rien à faire des acteurs associatifs locaux en déclarant simplement qu’il y en a suffisamment à Toulouse. Cette déclaration ferait rire si elle n’était pas hors de toute réalité.

Bien sûr, le DAL31 ne lâchera rien et nous continuerons nos campagnes de réquisitions dans le futur, expulsion ou non, pour obliger l’État et les pouvoirs locaux à assumer leurs responsabilités en terme de droits fondamentaux. Un toit c’est un droit et rien ne nous arrêtera !

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