Communiqué collectif La Grave : Expulsion du CS Abbé Pierre et du DAL31, le démantèlement continue !

Mardi 11 Mai 2021 :                   

 Communiqué de presse du Collectif de Défense de l’Hôpital La Grave

 

Hôpital La Grave :

Expulsion du CS Abbé Pierre et du DAL31

Le démantèlement continue !!!

 

L’avenir de l’hôpital La Grave ressemble de plus en plus à un mauvais feuilleton où chaque jour deviens un nouvel épisode apportant son lot de nouvelle destruction de bâtiment délibérément sacrifié à la spéculation immobilière par la direction du CHU, la mairie de Toulouse et l’ARS Occitanie.

Ainsi, le 20 avril 2021, le tribunal administratif a ordonné l’expulsion du Centre Social Abbé Pierre, de ses habitant-e-s et du DAL 31 du Pavillon Nanta situé sur le site de l’hôpital La Grave, bâtiment volontairement laissé à l’abandon par le CHU et occupé depuis 2017 dans le but de reloger des personnes à la rue.

Mais au-delà de la violence de la décision d’expulser des associations et leurs habitant-e-s d’un bâtiment qui va être détruit, c’est la communication mensongère sur cette situation faite par le maire de Toulouse Jean Luc MOUDENC qui est des plus insupportable.

Ainsi par un CP en date du 20 avril, la Mairie fait savoir qu’elle continue le dialogue avec les grandes associations de la solidarité qu’elle a reçu au sujet de l’expulsion des associations du Pavillon Nanta. Pour Daniel ROUGE, le 1er adjoint au Maire de Toulouse, organiser une réunion où les 1erconcernés sont absents ne semble pas gênant. A croire que le niveau de déontologie qui l’anime n’a d’égal que le niveau des promesses de relogement du Centre Social Abbé PIERRE et du DAL31 que la mairie leur a faite et non tenue.

Ensuite, la Mairie nous précise que la démolition du pavillon Nanta permettra d’ouvrir le site de la Grave sur la rue du Pont St Pierre et de renforcer le lien piétonnier jusqu’au jardin Raymond IV et au musée des Abattoirs. Comment peut-on nommer la Mairie de se féliciter de la démolition d’un bâtiment agrémenter d’une expulsion pour justifier l’ouverture du site de la Grave sur la rue du pont St Pierre, ouverture qui existe déjà au sein de la Coulée Verte, mise en place par cette même mairie ? A ce niveau de manipulation, heureusement que le ridicule ne tue pas.

Mais la palme de la manipulation revient au 1er élu de la Mairie, jean Luc Moudenc qui en quelques phrases arrivent à compiler tous les amalgames possibles. Ainsi le Maire dénonce « après des mois et des mois d’amalgames mensongers de l’extrême gauche avec le projet immobilier voisin, pourtant sans lien aucun avec notre projet, nous allons enfin pouvoir rendre ce lieu aux toulousains ». Mr Moudenc, en tant que Maire de Toulouse est président du conseil de surveillance du CHU de Toulouse et ne pouvait ignorer que le Pavillon Nanta « libérer des squatteurs mis en place par le DAL  31 » était fermé depuis des années et inaccessible aux toulousain-e-s par la seule volonté de la direction du CHU et de lui-même. Le DAL31 n’a fait que le rendre à des personnes à la rue. Quant au projet immobilier voisin, Mr Moudenc parle du projet de Kaufman and Broad qui a consisté à détruire en totalité l’Institut Claudius Régaud dans le but de construire des appartements de luxe. Projet qu’il a doublement validé en tant que Maire et président du conseil de surveillance du CHU.

De plus, en ce moment, une seconde tranche du site de l’hôpital La Grave, la parcelle de Notre Dame de la porte, accueillant la Halte santé et la pédopsychiatrie, est actuellement mise en vente. Et plutôt que d’écouter les représentant-e-s du Collectif de défense de l’hôpital La Grave (regroupant des associations de malades, des représentant-e-s des personnel hospitaliers et des syndicats hospitaliers, l’association de quartier de St Cyprien), qui demandent une réappropriation de cet espace pour des activités de prévention et de soins, Jean Luc Moudenc essaye de cacher la vente à la découpe de cet hôpital derrière une communication mensongère. En cautionnant l’expulsion des associations du Pavillon Nanta, il essaye aussi de cacher ses responsabilités, qu’il n’assume pas, dans la « casse » de l’hôpital La Grave qu’il organise avec la direction du CHU de Toulouse et sous l’acceptation de l’ARS Occitanie.